Le film est monté, la musique est calée, tout le monde est ravi… jusqu’à ce que quelqu’un remarque, au fond du plan, le gobelet d’un concurrent. Bienvenue dans le monde des petites erreurs de tournage qui coûtent cher.
Bonne nouvelle : elles s’évitent presque toutes. Voici les dix plus courantes, chacune avec sa parade.
1. Le son qu’on n’a pas écouté
Une image moyenne se pardonne. Un son saturé, lointain ou couvert par la climatisation, beaucoup moins. Et un son raté se rattrape très mal au montage.
La parade : micros adaptés (cravate, perche), casque sur les oreilles pendant toute la prise, et coupure des sources de bruit avant de tourner.
2. Pas de sauvegarde
Une carte mémoire perdue, et c’est une journée de tournage qui s’évapore.
La parade : copier les cartes au fil de la journée, sur deux supports distincts, et ne jamais effacer une carte tant qu’elle n’a pas été sauvegardée en double.
3. La lumière qui change en pleine interview
Un nuage passe, et votre dirigeant devient tour à tour radieux puis blafard au milieu d’une phrase. Impossible à monter proprement.
La parade : maîtriser la lumière avec des projecteurs, occulter partiellement les fenêtres si besoin, et ne pas compter uniquement sur la météo.
4. Les autorisations oubliées
Un salarié reconnaissable qui n’a pas donné son accord, un lieu filmé sans permission : le film peut devenir inutilisable. La CNIL rappelle que la diffusion de l’image d’une personne identifiable nécessite en principe son autorisation, et recommande un accord écrit précisant les supports, l’objectif et la durée.
La parade : préparer les autorisations avant le tournage, pas après. Cet article donne des repères généraux et ne remplace pas un conseil juridique ; pour en savoir plus, consultez la page de la CNIL sur l’image des personnes.
5. Le logo concurrent dans le champ
Un mug de marque, un ordinateur au logo bien visible, une affiche publicitaire à l’arrière-plan. Ça n’a l’air de rien sur le moment, et ça saute aux yeux sur le film final.
La parade : un petit tour du décor avant chaque plan. Ce qui ne sert pas l’histoire sort du cadre.
6. La chemise à rayures
Les rayures fines, les petits carreaux et certains tissages serrés peuvent produire à l’image un effet de vagues qui ondulent : le moiré. Il naît de l’interférence entre le motif du tissu et la grille de pixels du capteur, et il est très difficile à corriger.
La parade : des vêtements unis, de couleur franche, et une tenue de rechange prévue.
Astuce Évitez aussi le blanc éclatant et le noir intégral sur de grandes surfaces, ainsi que les gros logos sur les vêtements. Les teintes moyennes et unies sont les plus faciles à filmer.
7. Le mauvais format pour les réseaux
Un beau film horizontal, recadré à la dernière minute en vertical pour les stories : les têtes sont coupées, les textes sortent du cadre.
La parade : penser les formats dès le tournage. On cadre en gardant de la marge pour pouvoir décliner en vertical, ou on tourne des plans spécifiques. Notre article sur les formats verticaux détaille la méthode.
8. Pas de plans de coupe
Au montage, on veut raccourcir une interview, retirer une hésitation… mais on n’a rien pour couvrir la coupure. Résultat : des sauts d’image disgracieux.
La parade : tourner généreusement des plans d’illustration (mains, gestes, lieux, détails). Ce sont eux qui donnent du rythme et de la liberté au montage.
9. La musique « trouvée sur Internet »
Ce n’est pas parce qu’un morceau est accessible en ligne qu’on peut l’utiliser dans une vidéo d’entreprise. Pour un titre du commerce, il faut en principe l’accord des ayants droit de l’œuvre et de l’enregistrement. Sinon : vidéo bloquée, son coupé, voire réclamation.
La parade : utiliser une musique sous licence adaptée à l’usage (bibliothèque musicale, composition originale) et conserver les justificatifs.
10. Le brief flou
« On veut un truc dynamique, moderne, mais pas trop. » Sans objectif clair, sans public cible ni message principal, même la meilleure équipe tourne à l’aveugle, et les allers-retours de montage se multiplient.
La parade : un brief précis, avec un objectif, une cible, un message, des exemples qui vous plaisent et les usages prévus. Notre guide pour bien briefer un vidéaste vous aide à le rédiger.
En résumé
| Erreur | Ce que ça coûte | Parade |
|---|---|---|
| Son non contrôlé | Interview inutilisable | Casque et bons micros |
| Pas de sauvegarde | Journée perdue | Copie en double |
| Lumière instable | Plans impossibles à raccorder | Projecteurs |
| Autorisations oubliées | Film non diffusable | Accords écrits en amont |
| Logo concurrent | Remontage ou retouche | Vérifier le décor |
| Rayures | Moiré à l’image | Vêtements unis |
| Mauvais format | Recadrages ratés | Formats pensés dès le tournage |
| Pas de plans de coupe | Montage contraint | Tourner large |
| Musique sans licence | Vidéo bloquée | Licence adaptée |
| Brief flou | Allers-retours sans fin | Brief écrit et précis |
Chez that dog, éviter ces erreurs fait partie du métier : préparation, contrôle du son et de la lumière, sauvegarde systématique, formats anticipés. Vous n’avez pas à y penser, c’est notre travail d’y penser pour vous.
Un tournage sans mauvaise surprise
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