Une berline noire, un soleil bas, une route de campagne : sur le papier, c’est le plan de rêve. Dans la réalité, c’est un miroir à reflets de 4,5 mètres de long, qui renvoie votre équipe, votre ciel et votre voiture-travelling. Filmer un véhicule est un métier de précision. Voici les questions qu’on nous pose le plus.

Pourquoi une voiture est-elle si difficile à filmer ?

Parce que la carrosserie est un miroir courbe. Chaque surface brillante reflète ce qui l’entoure : le caméraman, les projecteurs, un bâtiment. Le défi n’est donc pas d’éclairer la voiture, mais de contrôler ce qu’elle reflète.

Les professionnels travaillent avec de grandes sources douces (une boîte à lumière, une toile diffusante) placées de façon à dessiner des lignes de lumière le long des flancs. Un filtre polarisant sur l’objectif atténue une partie des reflets. En extérieur, on choisit l’heure et l’orientation du véhicule pour que le ciel, pas le parking, se reflète dans les vitres.

Comment fait-on un travelling avec une voiture ?

Il y a trois techniques principales :

  • La voiture suiveuse : un second véhicule roule à côté, avec un opérateur et une caméra stabilisée, pour filmer le modèle en mouvement.
  • La ventouse : une caméra fixée sur la carrosserie grâce à des ventouses professionnelles. Elle donne ces plans très proches de la route, ou sur la roue.
  • Le plan fixe ou sur rail : pour les arrêts, les entrées dans le cadre, les détails des phares ou de l’intérieur. On utilise un slider, un stabilisateur ou une grue.

Astuce La ventouse impose une règle : on respecte la charge maximale indiquée par le fabricant, on double les fixations par un câble de sécurité, on teste à basse vitesse avant de rouler, et on contrôle la fixation entre chaque prise. Ce n’est pas du matériel à bricoler, et jamais sur une carrosserie fragile ou une surface poussiéreuse.

Peut-on tourner sur la voie publique comme on veut ?

Non, et c’est un point à vérifier avant de choisir le lieu. Il n’existe pas un permis de tournage unique valable partout en France : chaque lieu a ses règles et son interlocuteur.

  • Hors Paris : on s’adresse en général à la mairie de la commune concernée, qui peut vous orienter vers la préfecture si elle n’est pas compétente. Les commissions du film locales peuvent aussi vous aider.
  • À Paris : la Ville distingue une simple déclaration préalable pour les petites équipes (moins de 10 personnes, matériel léger, sans stationnement particulier), à déposer 5 jours ouvrés avant, et une demande d’autorisation pour les autres cas, 15 jours ouvrés avant. Une assurance est demandée, et la Préfecture de police intervient aussi pour les prises de vues sur la voie publique.
  • Route fermée ou circulation modifiée : c’est l’autorité qui gère la route (commune, département ou État selon la route) qui peut l’autoriser par arrêté. Prévoyez large, car les délais ne sont pas ceux d’une simple déclaration.

Autre limite : le code de la route reste applicable. Un convoi de tournage n’a aucun passe-droit : on respecte les limitations, on ne gêne pas la circulation, et une caméra fixée à l’extérieur ne doit jamais mettre un tiers en danger. Pour les prises de vue sur circuit privé ou parking fermé, c’est le propriétaire qui donne l’accord. C’est souvent la solution la plus simple pour un lancement.

Et pour un packshot de véhicule ?

Le packshot automobile est une photo ou une vidéo sur fond neutre ou dans un décor maîtrisé, sans reflet parasite. Il se fait en studio ou en grand espace couvert, avec un éclairage contrôlé, et sert pour les catalogues, les annonces et les sites. Pour les véhicules d’occasion en concession, une série homogène (mêmes angles, même lumière, même fond) est un vrai argument de confiance : le client voit exactement ce qu’il achète. Notre article sur le packshot produit explique la méthode.

La vidéo de livraison : l’idée qu’on sous-estime

Le jour où un client récupère son véhicule est le moment où il est le plus heureux de sa relation avec votre marque. Une courte vidéo de la remise des clés, avec son accord, vaut tous les slogans : sourire, voiture rutilante, conseiller à ses côtés. Le client la partage volontiers, et vos équipes en sont fières. Il faut simplement recueillir son consentement écrit, préciser où la vidéo sera diffusée et pour combien de temps.

À retenir avant de tourner

  1. Choisir le lieu en fonction des autorisations, pas l’inverse.
  2. Vérifier l’assurance de tournage et celle des véhicules.
  3. Prévoir l’heure : la lumière rasante limite les reflets durs.
  4. Nettoyer le véhicule sur place, y compris les jantes et l’intérieur.
  5. Désigner une personne chargée de la sécurité sur le tournage.

Chez that dog, nous disposons d’une ventouse voiture, d’un stabilisateur, d’un slider et d’une grue, ainsi que d’un plateau packshot et d’éclairages adaptés aux surfaces brillantes. Nous préparons avec vous le lieu, les autorisations à demander et le déroulé de la journée, pour que l’essentiel du temps serve les images.

Pour aller plus loin

Cet article donne des repères généraux et ne remplace pas un conseil juridique.

Votre prochain véhicule en images
Concession, lancement, livraison : décrivez-nous votre projet, nous vous dirons comment le tourner en sécurité.

Demander un devis →